TechnocraSQY ou SQYtoyenneté ?

Saint-Quentin-en-Yvelines doit-elle perdurer dans son fonctionnement technocratique ou doit-elle adopter une gouvernance citoyenne ?

Terre d’innovation, tel est le slogan de Saint-Quentin-en-Yvelines depuis les élections communautaires de 2014. C’est le leitmotiv de ceux et celles qui siègent et dirigent notre communauté d’agglomération. C’est ainsi : il faut innover. Innover pour être à la pointe de la technologie, innover pour une société numérique, innover pour bâtir plus grand et plus haut, innover pour accueillir les plus grandes compétitions sportives, innover pour une meilleure invasion de la publicité dans nos rues, innover pour créer des emplois qui permettront d’innover encore plus…

Mais pour quelle finalité ? Pour accéder à l’excellence, un autre mot dont nos élu-e-s, le président Jean-Michel Fourgous en premier, sont très friands. Et oui : il faut être les meilleur-e-s et les plus puissants dans tous les domaines. Quitte à déplacer les masses populaires dans des cabines volantes ou des trains fantômes sous-terrains, à donner une éducation sur-connectée et individuelle à nos enfants, à construire des bâtiments inutiles et intrusifs dans nos paysages, à traîner comme des boulets des équipements non-rentables et coûteux mais à la gloire du sport, à subir la pollution visuelle dans notre espace publique, à se voir imposer une liste d’emplois possibles et tracer un trait sur ses rêves…

Des projets imaginés par nos élu-e-s, conçu par des promoteurs gourmands et dont les seules personnes consultées sont des experts techniques. Des projets financés avec l’argent de nous citoyens et citoyennes contribuables consommateurs et consommatrices.

Mais est-ce vraiment ça que nous voulons toutes et tous ?

Terre de coopération, ce territoire où chacun et chacune a voie au chapitre de l’habitant au président, de l’habitante à la présidente. Où chaque décision est prise en concertation avec chaque individu y vivant et pour l’intérêt commun. Où chaque projet est bâti dans le respect de l’écosystème et dans une logique de liberté et d’égalité. Où on éduquerait pour faire des citoyens et des citoyennes libres, indépendants et collectifs. Où la consomm’action aurait le champ libre. Où on vivrait de ses passions et le travail serait un instrument de plaisir mais plus de torture.

Une terre où l’innovation irait dans le sens d’une évolution biologique et durable.

C’est ce que nous, EELV SQY, nous voulons. Mais est-ce que c’est ce que vous voulez ?

Tristan Péribois

Délégué à la communication d’EELV SQY

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